Éditeurs (musique, jeux vidéo) vs internautes
Sur la page :
→ L'actualité des tentatives de lutte anti-partage de fichiers
→ Comment la RIAA traque les internautes (01Net 08/03, Ratiatum 12/2004)
→ USA : Un juge fédéral rejete un procès intenté par les Majors contre 2 réseaux (21/05/03)
→ Editeurs contre utilisateurs p2p: AOL et Free sommés de menacer leurs abonnés utilisateurs !
→ Le Sénat prépare la chasse aux adeptes des réseaux "peer-to-peer" (25-04-03)
→ Comment les éditeurs peuvent fournir une liste précise des fichiers présents sur le PC de M. Lambda ?
→ Quels outils pour se protéger ?
Les majors ont choisis globalement la mauvaise solution
Ignorer internet et ses possibilités infinies, combattre les internautes á coup de procès et vendre de la soupe en boite. Pourront ils affronter les millions d'internautes ? qui sont en plus des consommateurs ?
Un site BitTorrent affronte Hollywood et poursuit ses activités
Depuis la mi-décembre de nombreux sites qui proposaient des téléchargements via BitTorrent ont fermé leurs portes, comme SuprNova par exemple :-(). Mais ce n'est toutefois pas le cas de tous; LokiTorrent est de retour en ligne et recueille les dons des visiteurs pour affronter la MPAA devant la justice.
La suite de l'article
RetSpan dénonce les dérives sur les réseaux BitTorrent
L'association française, qui lutte contre les échanges illégaux de fichiers en ligne, veut obtenir la fermeture du site Suprnova.org, fer de lance dans ce domaine avec l'application BitTorrent.
Détails sur www.vnunet.fr
Comment la RIAA traque les internautes
Des moyens dignes de « Big Brother » pour pister un fichier !
(résumé) La RIAA est donc allée directement vérifier ces informations sur l'ordinateur de l'internaute. Conclusions : l'organisation aurait retrouvé des fichiers musicaux datant de la période Napster, le logiciel pionnier du peer-to-peer. Pour parvenir à ce résultat spectaculaire, la RIAA a relevé les « empreintes digitales numériques » des fichiers concernés. Autant d'informations qui permettent de retracer avec précision la vie d'un document. La RIAA dispose en effet d'une base de données « d'empreintes digitales numériques » suspectes qui lui permet d'identifier avec précision la plupart des fichiers MP3 échangés via un logiciel comme Napster depuis mai 2000. A l'occasion d'un procès (et l'organisation en prépare quelques centaines), une comparaison rapide entre cette base de données et les fichiers présents sur le disque dur d'un ordinateur permettrait de confondre les internautes malveillants. Qui se retrouveraient ainsi pris en flagrant délit... de naïveté.
Voir aussi le dossier "P2P : Comment on vous espionne 1ère partie : Les méthodes d'identification des internautes" paru dans le tout nouveau magasine Ratiatum n.1, décembre 2004. AMHA un peu vague, cette première partie de l'étude Ratiatum vaut malgré tout le détour, du fait qu'elle rappelle les techniques de bases (IP, ...) utilisables par la RIAA & consort.
Tous les détails de l'info sur 01Net & Ratiatum.com
USA : Un juge fédéral rejete un procès intenté par les Majors contre 2 réseaux
La semaine dernière, un juge fédéral a rejeté un procès intenté par le RIAA et le MPAA contre Grokster et Morpheus. (21/05/03)
Le juge a conclu que, bien que les technologies pourraient être employées pour faire infraction au copyright, elles sont légalement neutres parce qu'elles peuvent également être employées pour le commerce légal de dossier.
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Cependant, selon des rapports de nouvelles, les principales Majors pourraient avoir d'autres tours dans leur arsenal, y compris des chevaux de Trojan capables d'arrêter votre ordinateur, de ralentir votre connexion à Internet, et autres dommages. Partageurs de fichiers, prennez garde.
Le Partage de fichiers est légal
Article
de Mike Darrah (25 avril 2003) sur Winamp News - Traduction Kozaki
Streamcast et Grokster ont gagné un procès important à la cour de Los Angeles, remettant les pendules à l'heure dans le combat légal contre le partage de fichiers en ligne. Le juge fédéral Stephen Wilson a écarté une grande partie des réclamations des studios dans leurs procès contre eux, déclarant que Morpheus et Grokster n'étaient pas responsables des infractions de copyright qui ont eu lieu en utilisant leur logiciel.
Le jugement dit haut et fort que les logiciel peer-2-peer décentralisés innovant du type Gnutella sont parfaitement légaux, et ne devrait pas être considéré illégal par la Justice. La cour a comparé cette technologie à l'invention de la vidéo-cassette enregistrable de Sony (magnétoscope).
Fred von Lohmann du Electronic Frontier Foundation (EFF) a déclaré que le cas est loin d'être clôt, mais que le jugement envoie "un message fort à la communauté technologique que la cour comprend le risque inhérent à l'innovation" que le jugement pourrait représenter.
Le Sénat prépare la chasse aux adeptes des réseaux "peer-to-peer" (25-04-03)
L'info sur
:
" Les sénateurs auraient-ils légalisé la chasse aux adeptes des réseaux d'échange de fichiers (peer-to-peer) ? Les juristes du Forum des droits sur l'internet (FDI) ont repéré une mesure, passée jusqu'alors inaperçue, dans le projet de loi réformant la loi de 1978 sur le traitement des données à caractère personnel.
Le Sénat, qui a adopté ce texte le 1er avril, a discrètement modifié son article 30. Celui-ci donne la possibilité à certaines personnes morales (tribunaux, autorités publiques...) de «procéder au traitement automatisé des informations nominatives concernant les infractions, condamnations ou mesures de sûreté». Avec l'amendement des sénateurs, «les personnes morales victimes d'infractions» pourront en faire autant, «pour les stricts besoins de la lutte contre la fraude».
Une adresse IP est une donnée personnelle (...) " ![]()
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La Suite
Extrait du débat sur
:
"Les vendeurs de disques/films/Jeux vidéo, feraient mieux de réfléchir à la cause de la baisse des ventes (si baisse des ventes il y a, puisqu'il me semble qu'au niveau des disques et des films, il y a pas plus de baisses de ventes que n'importe où ailleurs).
Et plutot que d'accuser les logiciels P2P, ils devraient regarder ce qu'ils vendent, et comprendre que lorsqu'au ciné on a un Scream152 ou un film d'action qui va t'en mettre plein la vue ouahou tu resteras scotché à ton siège mais avec un scénario tellement bidon que ta soeur de 5 ans elle aurait fait mieux, ca donne pas vraiment envi de payé pour aller le voir.
Que lorsqu'on voit dans les disquaires, le nouveau single de Star Academy 12 en Duo avec Jean Pascal et le Loft Story 24, ca donne pas envi d'acheter non plus.
Idem pour les JV et leur Lara Croft 12, ou des supers jeux, que même si tu achète le dernier PC tu pourras pas le faire tourner mais qu'il t'en fout plein les yeux super chouette méga top (encore une fois ta soeur de 5 ans aurait fait un meilleur scénario) ca donne pas envie d'acheter non plus.
Enfin tout ca pour dire que si les vendeurs voulaient gagné des thunes, ils se foutraient pas de la gueule des consomateurs en vendant des trucs réchauffés de réchauffés, et favoriserait la créativité et l'artistique." (Dalai-Lama) ![]()
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Suite débat
Editeurs contre utilisateurs p2p: nouvelle étape franchie en France
Et oui, une nouvelle étape a été franchie dans la "guerre" entre les éditeurs (de musique, de jeux vidéo) et les internautes, notamment ceux utilisant un logiciel Peer to Peer.
A - RAPPEL DES FAITS :
- Début 2003 - AOL somme des abonnés utilisant des réseaux Peer to Peer de justifier la présence de logiciels (cités) présents sur leurs PC, sous peine de voir leur compte résilié :
D'après les éléments en notre possession, vous avez en effet, le 24 janvier 2003, mis à la disposition d'internautes des fichiers protégés par le Code de la Propriété Intellectuelle sans autorisation préalable du titulaire des droits ayant trait aux jeux "Harry Potter & The SOrcerer's Stone", "Hoyle", "Max Payne" et "Midtown Madness"...
version complète
- Fin février 2003 - La CNIL se saisit du dossier AOL.
Voici le rapport rendu suite aux déclarations d'AOL :
AOL précise que jamais les "coordonnées des personnes mises en cause [ne sont] transmises à un tiers". Cette précaution ne suffit pas à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), qui assure que la démarche d'AOL "s'effectue hors de tout cadre légal". "Nous considérons, poursuit un juriste de la CNIL, que les adresses IP sont des données à caractère personnel dont la collecte ne peut se faire sans que les internautes concernés en soient préalablement informés". Ce qui n'a pas été fait par les sociétés ayant saisi AOL.
- 03 mars 2003 - Après AOL, c'est au tour de Free d'adresser à un de ses abonnés une lettre concernant des fichiers que celui-ci posséde sur son ordinateur :
la lettre avance la liste précise de ces logiciels et autres albums... Ce mail fait suite à une plainte émanant du groupe "Interactive Digital Software Association" spécialisée pour la protection des oeuvres copyrightées.
Les déclarations de Mr Boukobza responsable Free France (Iliad) se
veulent néanmoins rassurantes : "Tous les abonnés sont
les bienvenus chez Free. Free n'a pas l'intention de limiter l'usage ou
le type de trafic de ses abonnés."
B - EXPLICATIONS TECHNIQUES
- Comment est-ce possible de fournir une liste précise de fichiers présents sur le PC de M. Lambda ?
Une fois saisi, le FAI recoupe l'IP avec ses propres logs pour remonter
à son abonné. Ensuite il dispense l'avertissement.
à première vue rien de bizarre... ben si, si on regarde de
plus près :
- Pourquoi cette association ne dépose pas plainte devant qui de droit ?
Depuis quand les fai sont ils tenus de faire cesser des infractions relevant de la compètence des juridictions judiciaires ?
D'ailleurs Free signale juste avoir transmis la réponse et attend la suite des evenements. Couper une ligne, sous ce prétexte serait à la fois un coup peu reluisant médiatiquement et plus grave sans doute juridiquement contestable.
C'est pourtant ce qui est déja arrivé à un utilisateur en Belgique, où la loi se base sur la même directive européenne de 1995 qu'en France...
Plus d'infos
Les mésaventures de Carré face à son FAI (Belgique)
C - QUE POUVONS NOUS FAIRE, NOUS LES USAGERS HAUT DEBIT ?
La prudence est donc de mise des deux cotés : chacun essaye de se "couvrir" le mieux qu'il peut.
D'un coté le FAI transmet la demande, se protégeant ainsi d'une éventuelle mise en cause de sa responsabilité (en ce qu'il fournit l'accès au réseau, vois l'affaire Verizon aux USA). L'association de distributeurs évite une confrontation directe avec les tribunaux francais, les questions de collectes d'IP et renseignements divers etant appréciées différemment sous nos cieux (pour le moment du moins ; voir les informations sur la nouvelle loi sur l'Economie Numérique 'LEN', qui *est* passée en juin 2004)
Ca ressemble donc bel et bien à un coup d'essai
pour voir comment réagissent les FAI et différents intervenants,
Pouvoirs Publics compris. "On prèpare le terrain en attendant
mieux", quoi...
Une chose est certaine, les temps changent. Et cette fois ci on commence
à en sentir les premiers effets. Le p2p nouveau doit se généraliser
avec des données cryptées comme Overnet, ou disparaitre
à terme.
En attendant ce "nouveau p2p", KozAki HowTos vous informe qu'il existe un moyen de mieux se protéger contre les intrusions d'associations de distributeurs:
Protéger ses arrieres avec Peer-Guardian ![]()
Car même si elles ne se généralisaient
pas, il vaut mieux prévenir que guérir (voyez ce qui est arrivé
à Carré en Belgique)
Tous les renseignements sur notre page p2p
Échange de fichiers P2P: les internautes prochaines cibles des majors? (06-07-02)
Intenter des procès aux internautes qui échangent des fichiers protégés. Telle pourrait être l'idée de l'industrie de la musique, afin de dissuader les utilisateurs d'applications peer-to-peer. Reste à voir si les majors l'appliqueront.
Les maisons de disque n'ont pas encore formellement décidé
de s'en prendre aux individus, rapportent des observateurs du secteur. Mais
elles veulent faire passer le message aux internautes, en les invitant à
réfléchir à deux fois avant de télécharger
des fichiers. Elles envisageraient également de lancer une campagne
de sensibilisation sur la question. Une approche douce, à laquelle
certains préfèreraient une méthode plus dure, estimant
que les internautes qui échangent énormément de fichiers
doivent rendre des comptes devant la loi. «Le sujet est actuellement
sur le tapis», indique un de ces dirigeants qui a préféré
conserver son anonymat. «Le but est de décourager les gens.
Mais aucune décision n'a encore été prise dans cette
optique».
Si vous téléchargez le dernier titre de Céline Dion au format MP3 ...
...en cliquant sur le lien hypertexte d'une page personnelle
vous risquez deux ans de prison et 150.000 euros d'amende, et cela est toujours valable en décembre 2004. Si vous utilisez
les informations d'un site spécialisé pour télécharger
la base de données de 4.000 clients d'un cybermarchand en passant
par l'interface d'administration de son serveur web vous risquez... rien.
C'est la jurisprudence Tati/Kitetoa. (...)
Si d'un strict point de vue juridique elle peut paraître équilibrée,
la jurisprudence Tati/Kitetoa est en pratique une véritable bombe
à retardement. Outre une occasion manquée de commencer à
encadrer cette activité aussi utile que sensible qu'est la recherche
et la divulgation de failles non corrigées dans les sites web, elle
introduit une faille dans loi chargée de réprimer le piratage
informatique et pourrait favoriser le développement d'une nouvelle
forme de cybercriminalité organisée...
→ secuser.com Edito du 15/04/2003
atiatum.com