Clonage & restauration de partition ou disque dur
Faire une sauvegarde exacte (clonage) d'une partition ou d'un disque complet peut se révéler très utile. Par exemple pour dupliquer un système sur un PC identique (avec une connexion réseau), pour sauvegarder une partition ou un disque dur complet (IDE, Sata ou carte mémoire) avec tout ce qu'ils contiennent, pour pouvoir le(s) restaurer si on doit remplacer son disque dur ou si on a laissé le système partir à la dérive.
On utilisera dd en console ou Partimage (graphique) pour tous types de partitions Linux ou FAT, et ntfsclone (console) pour les partitions NTFS. Ces outils sont disponibles par défaut sur de nombreux LiveCDs, tel Knoppix :)
À noter : On utilisera le pipe
le fait pour un programme d'envoyer au fur et à mesure les données qu'il traite à un autre programme, extrêmement intéressant ici puisque les données copiées ou clonées peuvent être (dé)compressées en même temps qu'elles sont écrites : puissant ça :o)
Pré-requis
- Avoir identifié la ou les partitions / disque qu'on veut cloner ainsi que leur destination ;
- Savoir taper quelques commandes ;
- Disposer d'un système Linux, LiveCD ou installé.
Pour toute opération sur une partition voir les articles :
- LiveCDs permettant le partitionnement, le déplacement de partitions... (GParted, PartedMagic, SystemRescue & TRK) ;
- Logiciels QParted ou Diskdrake ; - Activez le DMA :
C'est fait automatiquement dans la majorité des cas. Mais si vous constatez une lenteur importante, il faut vérifier si le mode dma est bien activé. Voici comment l'activer sur le disque hda (passer en root) :
hdparm -d1 /dev/hda (entrée).
Pour l'activer sur un second disque, même commande en remplaçant "hda" par "hdb".
Après ça, le temps de copie est divisé par 4 sur mon PC : environ 300 Mo au lieu de 80 Mo par minute.
Détails sur le guide optimisation disques avec hdparm.
Sauvegarde et/ou copie conforme du contenu d'une partition :cp comme tar permettent de faire une copie conforme d'une partition (de tout ce qui peut être monté en fait). Le principe est différent du clonage, mais le résultat peut être le même. Détails sur la page Sauvegarder.
Clonage / restauration conformes avec dd et gzip
La commande dd effectue une copie octet par octet (clonage) de blocs, qu'elle passe ("pipe") à gzip ; le résultat est alors écrit par dd dans un fichier qui contient l'image exacte de la partition. Tous les types de partitions sont supportés, puisque l'opération est de type bas-niveau. Néanmoins il existe un outil encore plus puissant pour les partitions NTFS.
La (ou les) partitions à sauvegarder ne doi(ven)t PAS etre montée(s)
En effet, on ne veut pas que le contenu à cloner soit modifié pendant l'opération. Or, il ne peut pas être modifié s'il est démonté (ou monté en lecture seule / read-only). Donc :
- Soit vous démarrez la machine à sauvegarder avec un LiveCD, qui ne touche _pas_ au disque dur. C'est la méthode la plus sûre et la plus simple ; elle apporte de plus un environnement graphique complet type KDE ou Gnome ;
- Soit vous démarrez le système en mode simple utilisateur (single-user mode) et montez uniquement les partitions nécessaire au fonctionnement du système (dont celle contenant les programmes nécessaires à l'opération (dans ce cas, assurez-vous de disposer d'un moyen de restaurer l'image qui ne dépende pas d'avoir l'OS installé !).
Sauvegarder une partition avec dd :
- Monter la partition où on veut écrire la sauvegarde (mais pas celle(s) à sauvegarder)
Cloner et compresser la partition 3 du disque dur maître /dev/hda3 :
dd if=/dev/hda3 | gzip | dd of=/chemin_vers/sauvegarde.gz - Restaurer l'image avec :
gzip -dc /chemin_vers/sauvegarde.gz | dd of=/dev/hda3
ici, on décompresse le fichier avec gzip (-d), qui envoie le résultat à stdout (-c) et le passe ("pipe" en anglais) vers dd qui l'écrit sur /dev/hda.
Sauvegarder le MBR (1er secteur du disque dur)
Si vous sauvegardez des partitions une à une et voulez pouvoir les utiliser pour restaurer un système fonctionnel (Linux comme Windows), il vous faut pouvoir restaurer son MBR
- Sauvegarder le MBR :
dd if=/dev/hda of=mbr-hda-sauvegarde count=1 bs=512 Celà stocke les 512 premiers octets du disque (contenant le MBR & la table de partitions primaire) dans le fichier "sauvegarde-du-mbr-hda", que vous pouvez alors transférer sur un support sûr. - Restaurer le MBR :
Soyez prudent ! celà peut détruire la table de partitions existante, et donc vous priver de l'accès aux données présentes sur ce disque)
dd if=mbr-hda-sauvegarde of=/dev/hda Et si vous souhaitez juste restaurer le code du MBR SANS les entrées de la table de partition primaire, restaurez seulement les 446 premiers octets :
dd of=/dev/hda if=mbr-hda-sauvegarde bs=446 count=1 En effet, le premier secteur du disque, appelé couramment MBR, est composé de 512 octets : 446 pour le MBR, et 64 pour la table de partition primaire).
Avancé : Sauvegarder GRUB et pas la table de partition
En mettant "bs" à 446 dans la commande dd, on sauvegarde uniquement ces 446 bits. Ce qui évite de sauvegarder la table de partitions. En effet le MBR contient 512 bits dont GRUB (446 bits) & la table des partitions (66 bits)).
Si on change le partitionnement et qu'on restaure l'ancienne table de partition, on va au devan de problèmes ;)
Un problème qu'on évite en ne sauvegardant & restaurant que GRUB :
dd if=/dev/hda of=mbr-hda-sauvegarde count=1 bs=446
dd of=/dev/hda if=mbr-hda-sauvegarde bs=446 count=1
Merci à Villa Nicolas de linux-Azur.
Sauvegarder la table de partitions étendue
- Sauvegarder la table de partition étendue :
sfdisk -d /dev/hda > table-hda.sfdisk (note: sfdisk est dans le paquetage util-linux) - Restaurer la table de partition (voir l'avertissement ci-dessus à propos du MBR) :
sfdisk /dev/hda < table-hda.sfdisk et redémarrer.
Comme Seb Wills (voir Liens) je recommande de conserver avec cette sauvegarde un copié/collé de la table de partition telle qu'elle apparait dans l'utilitaire de partitionnement de votre choix comme fdisk -l. Ça vous sera bien utile si vous devez repartitionner le disque à la main avant de restaurer des images de partition.
Cloner / sauvegarder un disque dur complet
- Monter la partition où on va écrire la sauvegarde (mais pas celles à sauvegarder),
Clone tout le DD (ici hda) dans une image compressée :
dd if=/dev/hda | gzip | dd of=/chemin_vers/sauvegarde-hda.gz - Restaurer la sauvegarde :
gzip -dc /chemin_vers/sauvegarde-hda.gz | dd of=/dev/hda
Exemple : sauvegarde d'une carte mémoire
Simple précaution avant de formater la Memory Stick Pro Duo (Sony MSX-M2GS/X MagicGate) afin d'être sûr des optiosn de formatage (taille des cluster, partitions). Je tape dmesg | tail juste après avoir inserré ma carte, ce qui affiche le device : /dev/sde. Bien sˆr la carte n'est PAS montée.
# dd if=/dev/sde | gzip | dd of=/mnt/sauvegardes/MSDUO2048.gz
3938304+0 enregistrements lus 3938304+0 enregistrements écrits 2016411648 bytes (2,0 GB) copied, 181,644 s, 11,1 MB/s 3822+1 enregistrements lus 3822+1 enregistrements écrits 1957031 bytes (2,0 MB) copied, 181,643 s, 10,8 kB/s
L'opération a pris 3' et produit un fichier MSDUO2048.gz d'à peine 2 Mo :)
J'ai maintenant de quoi restaurer le formatage usine de la carte si je commets une erreur par exemple, et ça de manière bien plus sûre et aisée que sous Windows.
Clonage ou copie directe d'une partition
- Requis : la partition où cloner doit etre au moins aussi grande que celle à cloner, & les partitions ne doivent PAS etre montées
- Cloner la partition N du DD "a" sur la partition Y du DD "b" :
dd if=/dev/hdaN of=/dev/hdbY
Clonage direct de disque dur
- Requis : un PC, au moins 2 disques (celui où cloner étant de contenance égale ou supérieure à celui à cloner), & les partitions ne doivent PAS etre montées
- Sauver l'image exacte du premier DD et de son secteur de boot (MBR) avec :
dd if=/dev/hda of=/dev/hdb, puis
dd if=/dev/hda of=/dev/hdb bs=512 count=1
Ici hda = le premier DD du PC & hdb le 2nd DD.
Après quoi le DD 2 est la copie exacte (clone) du DD 1.
Trucs & astuces pour le clonage
Où stocker les images ?
Personnelement je place ces sauvegardes sur un disque dur externe USB 2. Je grave sur DVD-/+RW celle(s) que je ne _veux_ pas perdre.
Quant à la solution en réseau détaillée ci-dessous, elle s'impose si on a un LAN.
Remarque : mieux vaut être sûr de l'état du disque où on veut sauver une image ; ces dernières n'aiment pas vraiment les petits clusters défectueux...
Compresser l'image de la partition clonée au maximum
Nécessite un processeur puissant et/ou pas mal de temps... :
dd if=/dev/hda1 bs=1M | bzip2 --best -c > /mnt/some_other_drive/hda1_image.img.bz2
bzip2 --best Pour les curieux : bzip2 compacte des fichiers en utilisant l'algorithme de réduction de texte par tri de blocs de Burrows-Wheeler, et le codage d'Huffman. La réduction est généralement nettement meilleure que celle atteinte par des compacteurs plus conventionnels basés sur LZ77/LZ78, et approche les performances de la famille des compacteurs statistiques PPM. (man bzip2).
Dépasser les limites de taille de fichier avec split
Lorsqu'on crée des images disque, il arrive qu'on se heurte à diverses limitations de taille maximum de fichier. split permet de gérer cela.
- Créer une image de la première partition du DD 1 en fichiers <2 Go.
dd if=/dev/hda1 | gzip -c | split -b 2000m - /mnt/hdc1/backup.img.gz
Le résultat est passé à gzip qui le compresse.
L'option-cest utilisée pour passer le résultat à stdout. L'image compressée est alors "pipée" à l'outil split :
-b 2000mprécise la taille maxi d'un fichier individuel (kpour kilobytes oumpour megabytes). L'option-dit à split de lire depuis stdin (autrement split interprèterait '/mnt/hdc1...' comme le fichier à "spliter")./mnt/hdc1...est le préfixe pour les fichiers créés. Split créera des fichiers nommés "backup.img.gz.aa", "backup.img.gz.ab", etc. - Restaurer la sauvegarde multi-fichiers avec :
cat /mnt/hdc1/backup.img.gz.* | gzip -dc | dd of=/dev/hda1 Cat ré-assemble le contenu des fichiers individuels et passe les fichiers à stdout dans l'ordre.
Les résultats sont "pipés" vers gzip pour la décompression, et sont écris sur la première partition du 1er DD avec dd.
Réduire la taille de l'image
Si lors de la restauration, on obtient une reproduction réellement exacte du système de fichiers originellement présent sur la partition, cette méthode présente un gros défaut : Elle sauve bien toute une partition ou un disque, mais ce faisant elle sauvegarde également tout un tas de fichiers inutiles et notamment les fichiers effacés (effacer un fichier le retire de la table d'allocation du système de fichiers, mais il reste physiquement sur le disque !). La taille de l'image créée est alors bien supérieure à celle des informations utiles à conserver, et la compression plus longue !
La solution à ce problème est donnée par François Lemarchand sur sa page Linux : Sauvegarder un système de fichiers : on remplit l'espace libre de la partition à sauvegarder avec un caractère unique, puis on l'efface. Celà constituera un vrai boulevard pour gzip.
Exemple avec la partition Windows /mnt/win :
- Monter cette partition avec :
mount /mnt/win - On crée un gros fichier rempli de zéros sur la partition à sauvegarder :
dd if=/dev/zero of=/mnt/win/dummy 2> /dev/null
Et on efface ce fichier :
rm /mnt/win/dummy
Celà quelque soit le système de fichiers de la partition. De fait, la partie non utilisée de la partition ne contiendra plus que des zéros. Le recours à ces commandes revêt néanmoins un aspect un peu "bourrin" (vous aurez noté le2> /dev/nullqui est là pour empêcher l'affichage d'un message d'erreur quand dd ne trouve plus de place sur le système de fichier), mais ceci fonctionne bien et c'est ce que nous utiliserons pour ne pas alourdir le script de sauvegarde.
N'utilisez pas ces commandes si le système de fihcier est corrompu, & que vous désirez garder la possibilité de récupérer les données "perdues"
Que faire si le disque est endommagé & que dd semble bloqué ?
Voir du côté de dd_rescue, ou le script dd_rhelp, comme conseillé par Seb Wills ("Liens" ci-dessous).
TestDisk Data Recovery : TestDisk est un puissant logiciel de récupération de données conçu à l'origine pour aider à récupérer des partitions perdues et/ou rendre à nouveau bootables des disques bootables endommagés.
www.howtoforge.com/data_recovery_with_testdisk.
Clonage de partitions entre 2 machines sur le réseau
Transférer l'une de ces images vers une autre machine peut s'avérer utile, voire indispensable.
Sauvegarder sur un réseau (local ou distant)
- Rappel : La ou les partitions à sauvegarder ne doi(ven)t PAS etre montée(s). Utilisez une des 2 méthodes indiquées ci-dessus.
- Une fois sous Linux avec les partitions démontées, on utilise dd pour lire le le contenu du disque dur (ou une de ses partitions). la sortie de dd peut être écrite vers un fichier (comme un disque dur externe préalablement monté), ou passée en live ("piped" en anglais) par le réseau vers une machine distante disposant de dd. Pour les partitions NTFS, il y a un outil spécifique très performant ; voyez ci-dessous).
- Exemple :
dd if=/dev/hda1 bs=1k conv=sync,noerror | gzip -c | \
ssh -c blowfish user@hostname "dd of=filename.gz bs=1k"
Explications :
- On indique à dd de lire le contenu de /dev/hda1. Au cas où dd ne peut lire un bloc en raison d'une erreur de bloc,conv=sync,noerrorlui indique d'écrire au minimum quelque-chose d'une taille correcte. En effet, même si le disque dur ne montre aucune erreur, souvenez-vous que dd va lire chaque bloc, y-compris ceux que l'OS évite car ils sont marqués comme mauvais (bad blocs). Ne vous étonnez donc pas si dd semble avoir du mal à lire certains blocs. Mais voyez plutôt comment gérer cette situation :
-bs=1kfixe la taille des blocs lus par dd à 1ko. L'auteur ne connait pas la valeur optimale, mais elle doit n'être pas plus grande que la taille des blocs sur le disque, car sinon un bloc ab^imé pourrait masquer le contenu d'un bon. 1ko est un réglage sûr.
- La sortie de dd est transmise (piped) à gzip pour la compression.
- le flux de données compressées est transmis au moyen d'une connexion sécurisée ssh à une autre machine Linux (native ou LiveCD).
- L'option-c blowfishindique à ssh de sélectionner l'encryption blowfish, bien plus rapide que celui par défaut (bien utile dans notre cas !).
- Finalement une autre commande dd est lancée sur la machine distante pour lire le flux des données compressées et les écrire dans un fichier. Si vous préférez cloner une partition directement sur une partition de la machine distante, vous pouvez la passer (pipe) àgunzip -c& l'écrire directement sur la partition de la machine distante au lieu de l'écrire dans un fichier.
Restaurer par le réseau
C'est la même procédure en sens inverse
- Sur la machine où est stockée l'image compressée :
dd if=filename.gz | ssh -c blowfish root@deadhost "gunzip -c | \
dd of=/dev/hda1 bs=1k".
Pour celà il vous faut un LiveCD sur la machine cible avec UN serveur ssh lancé. Voyez le "Micro guide Knoppix" ci-dessous.
- On n'inclue pas conv=sync,noerror, cette option de dd pouvant, dans certaines circonstances, corrompre les données écrites (elle indique à dd de ne plus attendre l'arrivée de données si un bloc est indisponible).
- La partition doit exister ; et elle doit être d'une taille suffisante pour y écrire toutes les données (ça n'est pas un problème si elle est "trop" grande : vous pourrez toujours agrandir le système de fichier copié pour qu'il remplisse cet espace supplémentaire, par ex. avec ext2resize pour le ext2. Ou vous pourriez persuader l'outil d'édition de partition de faire celà.
Idem en utilisant Knoppix
Comment utiliser un liveCD Knoppix pour sauvegarder facilement tout système au travers d'un réseau : En utilisant lel serveur ssh inclu dans Knoppix.
- Il vous faut etre "root". Tapez simplement su -.
- Si votre LiveCD est sur la machine de destination, il vous faut lancer le serveur ssh. Sous KDE celà peut se faire depuis le menu ; sinon tapez simplement
/etc/init.d/sshd start (en root). Créez alors un mot de passe pour root ; il vous sera demandé lors de la connexion ssh : passwd root et tapez-le 2 fois comme indiqué. - Knoppix (et la plupart des LiveCD) obtient automatiquement une adresse IP par DHCP, aussi si vous avez un serveur DHCP sur votre réseau local (la plupart des "Box" ADSL le font par défaut) vous n'avez qu'à connaitre l'IP de la machine (en tapant ifconfig par exemple) : c'est cette IP qui servira de nom de machine dans les commandes ssh.
Si vous n'avez pas de serveur DHCP, il vous faut attribuer une adresse IP manuellement, avec par exemple
ifconfig eth0 192.168.x.y. netmask 255.255.255.0 up && route add default gw [IP de votre passerelle]
Clonage / restauration conformes avec Partimage
Partimage est un utilitaire Linux (licence GPL2) permettant la sauvegarde des partition du disque dur utilisant un système de fichier supporté dans un fichier image. L'image peut être compressée au format Gzip ou Bzip2 afin d'économiser de l'espace disque ou scindée en de multiples fichiers pour être copiée sur des médias amovibles comme des CDs / DVDs. Depuis la version 0.6.0, il est possible de déporter le fichier image au travers d'un réseau, mais il est aussi possible de sauvegarder/restaurer l'image par le réseau grace à Samba ou NFS.
Partimage ne prend que les données présentes dans les partitions afin de gagner en rapidité et en efficacité les "blocs" non utilisés ne sont pas sauvegardés dans le fichier image contrairement à l'utilitaire 'dd' par défaut.
- Vous pouvez restaurer votre partition linux au moindre problème. Quand le problème survient vous n'avez qu'à restaurer le fichier image et 10 minutes plus tard la partition est conforme à l'originale. Pour plus de sécurité le fichier image peut être gravé sur un CDR/RW de même si vous ne voulez pas prendre de l'espace disque.
- Vous pouvez l'utiliser afin d'installer (cloner) des ordinateurs identiques. Par exemple 50 ordinateurs identiques à installer sur lesquels vous souhaitez installer le même système d'exploitation.
- Si vous ne voulez pas installer Partimage, nous vous conseillons d'utiliser SystemRescueCd. Ce livecd conçu par l'équipe de Partimage permet d'utiliser Partimage sur un ordinateur sans système d'exploitation ou qui est deffecteux.
- Le suport du système de fichiers NTFS n'est actuellement pas entièrement garanti : La sauvegarde d'une partition NTFS devrait être possible si la partition originale n'est pas trop fragmentée et si elle n'est pas compressée.
- Page officielle de Partimage
Clonage et installation automatique avec SystemImager
Tutoriel assez complet sur Howto Forge : Creating Images Of Your Linux System With SystemImager.
Sauvegarde & restauration de disques NTFS
Sauvegarder, redimensionner, déplacer & restaurer Windows® (disques NTFS)
Si besoin voyez :
- Lire -et écrire- ma partition Windows / FAT32
- Support du système de fichiers NTFS sous Linux
- Récupérer des données effacées sur une partition NTFS
Sauvegarder, déplacer, redimensionner & restaurer Windows® (disques NTFS)
Le but du projet Linux NTFS est d'apporter le support NTFS le plus complet sous Linux, en dépit des obstacles posés par ce FS fermé. Avec les outils inclus dans ntfsprogs (tels ntfsclone & ntfsresize, détaillés ci-dessous --& ssh-- l'utilisateur sous Linux dispose d'outils puissants pour gérer des disques ou partitions NTFS.
ntfsprogs est inclu et/ou installable dans toutes les bonnes distributions Linux, y-compris les LivesCD tels Knoppix ou TRK.
Pourquoi ntfsclone ?
Traduction de la documentation sur le wiki de ntfsprogs
- Effectuer un mirroring (image "ghost") sans rien devoir installer sur la machine Windows
- Compresser au format de votre choix
- Excellent support des sauvegardes sur le réseau du fait qu'est basé sur Linux
- Étapes manuelles : vous voyez ce que vous faites à chaque étape
- Vérification des images en les restaurant sur un device loop (ntfscmp pourrait sans doute faire cela facilement)
- Peu adapté au débutant
- Difficile d'implémenter une sauvegarde incrémentale
ntfsclone permet de réaliser une copie conforme de toute partition NTFS
ntfsresize v 1.13.1.1 et plus supporte le système de fichiers NTFS de Windows Vista (redimensionner des partitions Vista avec une version antérieure rendra Vista incapable de démarer sans affecter aucune donnée personnelle).
Restaurer une partition NTFS système ou de démarrage sur la même partition que celle orignalement sauvegardée ne posera pas de problème particulier.
Par contre si vous voulez copier / déplacer ou restaurer une partition NTFS de type système ou démarrage, sur un ordinateur, disque ou une partition différente (par ex. sda1→sda2, ou hda1→hdb1), alors il vous faut prendre des précautions supplémentaires pour que Windows puisse démarrer.
ntfsclone réalise une copie exacte du système de fichiers NTFS, mais ne s'occupe pas de la question du boot. C'est par dessein : ntfsclone est un utilitaire de système de fichiers, et non système. Son unique objectif est de cloner le NTFS, pas de cloner Windows. En somme, ntfsclone peut être employé comme un outil de clonage par blocs de Windows, rapide et absolument sûr, mais il ne suffit pas lui-même à cette tâche.
Si vous voulez régler ce soucis au démarage, alors jettez un oeil SVP à http://winhlp.com/?q=node/66, ou au mini-howto Forking an XP-installation. Un programme nommé relocntfs qui est réputé régler la question du boot est situé dans la section "contrib".
Une autre méthode est d'utiliser GAG (graphical boot manager) après ntfsclone :
- Restaurez votre image dans la nouvelle partition
- Téléchargez System Rescue CD à www.sysresccd.org et gravez l'image sur un CD-ROM
- Démarrez l'ordinateur sur votre CD System Rescue ; Au prompt, tapez gag ou [F2]
- Installez GAG sur votre disque dur après avoir sélectionné une iconne & un petit nom, démarrez Windows, et réglez le timer sur 0 si vous ne voulez pas voir GAG au démarrage.
Exemples concrets
Sauvegarde et redimmensionnement des partitions Sata / NTFS d'un PC portable équipé de Windows
Ce cher Edgar (consultant à Cologne & Bonn en Allemagne) venait d'acheter un portable Dell avec la dernière version de Windows (pour réaliser des tests).
Le disque dur SATA était partitionné en 3 (dont une partition de 75 Mo) ; et aucun CDRom Windows n'était livré avec le PCéconomie à 20 centimes pour le constructeur ???...
. Edgar a donc utilisé Knoppix DVD pour :
- Sauvegarder la partition Windows principale sur un PC au travers du réseau de son entreprise.
- Redimensionner cette partition de 75 à 10 GO,
- et créer 3 partitions étendues afin d'y installer ce qu'il voulait.
Finalement, il n'a pas eu besoin d'utiliser la sauvegarde de Windows, le redimensionnement n'ayant entrainé aucun soucis.
Après avoir réalisé celà, il s'est apperçu --un peu tard-- qu'il aurait pu sauver les 2 autres partitions d'origines (restauration Dell), et créer simplement les partitions dont il avait besoin.
J'utilise personnelement ces outils pour sauvegarder / partionner / restaurer des partitions Windows XP Pro et XP Pro 64-bit. Notez que la fragmentation de la MFT peut, exceptionnellement, empêcher le redimensionnement si on ne parvient pas à la déplacer. Pour m'en sortir j'ai du utiliser le logiciel commercial PerfecttDisk --et me suis fais engueulé par un dév' du projet ntfs-tools, car je les ai contactés trop tard pour procéder à des tests sur cette fichue MFT scotchée à la fin de la partition Windows !
Sauvegarde de partition NTFS vers une partition Samba
Une partition Samba a une limite de taille de fichier de 2 Go par défaut... Nouvelle utilisation de split :
ntfsclone -s -o - /dev/hda1 | gzip | split -b 1000m - /tmp/server/master-hda1.img.gz_
Restaurer une image NTFS sur une partition plus petite que la partition sauvegardée
On prend l'exemple de la 1ère partition du disque Sata n°1.
- Décompresser l'image pour obtenir un fichier 'img' standard :
# gunzip -c image_winxp.img.gz] | ntfsclone --restore-image --overwrite image_winxp.img - - Redimensionner le volume :
* Vérifier jusqu'à quelle taille l'image est redimensionnable (ça dépend de l'occupation de la partition clonée, plus qlqs centaines de méga, Windows ayant besoin d'espace libre pour booter) :
# ntfsresize -i image_winxp.img (-i pour --info)
* Tester le redimensionnement a la taille NNNN Mo :
# ntfsresize -n -s [NNNN]M image_winxp.img (-n = --no-action)
* Redimensionner a la taille NNNN Mo :
# ntfsresize -v -s [NNNN]M image_winxp.img - Restaurer l'image sur la partition pour Windows :
# ntfsclone --overwrite /dev/sda1 image_winxp.img
Au 1er redémarrage, Windows lancera une vérification du système de fichiers sur la partition restaurée.
Liens ntfsclone
the Linux-NTFS project site tout refait début 2006 :)- ntfsprogs : les outils NTFS pour l'utilisateur
- NTFS FAQ (Foire Aux Questions)
- Un excellent exemple de l'intéret énorme des outils ntfsclone et ntfsresize
Sources & liens
Cet article n'existerait pas sans les pages suivantes. Merci à leurs auteurs d'avoir mis en forme et partagé leurs expérience et exemples :D
- Des petites astuces pour éviter les grands drames par L'Internaute : Ausculter votre disque dur ; Tirer profit de son second disque ; Sauvegarder ses données ; Mettre ses favoris à l'abri ; Sauver ses correspondances mails ; Consigner l'ensemble de ses mots de passe ; Capture d'écran des paramètres importants ; Créer une image disque pour restauration ; Se munir d'une disquette de démarrage. Orienté utilisateur Windows donc.
- Linux : Sauvegarder un système de fichiers : Le principe & la pratique : La meilleure source en français par le "Centre de Recherche sur les Aspérités du Singulier dans le Collectif de François Lemarchand, que je remercie tout particulièrement. Merci Gaffy de me l'avoir passée.
- Les Notes on backing up entire hard disks or partitions de Seb Wills présentent le meilleur guide (en anglais) que je connaisse sur la question
- Tous les détails pour utiliser au mieux dd & gzip (dont découper les sauvegardes en morceaux de nnn Mo, etc)
- Installation de plusieurs disques (ou partitions) en parallèle avec dd sur le réseau par lea-linux
- Créer une image de son disque dur, ou comment Linux vient sauv(egard)er Windows !
"Fini les heures passées à réinstaller des dizaines de pilotes et de logiciels. En cas de coup dur, une opération de restauration de la partition et le PC pourra être remis à neuf en quelques minutes." Avec QParted & GParted-LiveCD - Back Up/Restore Hard Drives And Partitions With Ghost4Linux et la petite discussion qui s'ensuit.
- Symantec Ghost : Guide pratique du clonage d'ordinateurs (manuel) pour comparer avec une des solutions commerciales leader du marché

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